Foot - L1 - Lyon La fête sous la pluie
dim 27 mai, 08h32
Ils étaient moitié moins nombreux qu'en 2006 mais quelques 5000 supporters de Lyon se sont tout de même réunis samedi soir dans le centre-ville et sous la pluie pour fêter le 6e titre historique de champion de France. Compte tenu de la météo humide, la parade des joueurs, prévue par la municipalité sur quelques centaines de mètres en direction de la place des Terreaux, lieu traditionnel des fêtes de l'OL, a été annulée.
En revanche, un podium avait été installé sur le perron de l'Hôtel de ville. Le sénateur-maire de la ville, Gérard Collomb, après avoir crié sa fierté (« Aucun club en France n'avait gagné six titres d'affilée. Partout où je vais, on me parle de l'OL !»), a fait ovationner le Président Aulas et l'entraîneur, Gérard Houllier. Si le stratège rhodanien s'est montré plutôt discret, Jean-Michel Aulas a lui assuré une partie du «show», évoquant « l'ambition inavouable d'aller chercher un 7e titre mais aussi, une fois pour toutes, cette "coupe aux grandes oreilles" qui mettra Lyon sur le toit de l'Europe ».
« Florent Malouda, qui vient de resigner jusqu'en 2025 !», a plaisanté le président de l'OL, au moment où l'attaquant international, en négociations avec le club, a reçu sa récompense, une médaille de la ville de tous les titres depuis 2001. Un groupe musical était également présenté pour donner le ton aux festivités qui ont duré une partie de la nuit
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L1 / LYON
eschamps favori, Perrin challenger
sam 26 mai, 12h02
Jean-Michel Aulas s’est donné une semaine pour trouver un successeur à Gérard Houllier. Didier Deschamps et Alain Perrin tiennent la corde. Le premier part favori mais le second peut créer la surprise.
JMA : « Ce sera dur de trouver mieux que Gérard. Ce sera un gros challenge. »
En remportant deux titres de champion de France, Gérard Houllier a effectivement fait mieux que Jacques Santini. Mais moins bien que Paul Le Guen et ses trois sacres. Surtout, l’ancien coach de Liverpool, venu dans le Rhône pour permettre à l’OL de franchir un palier sur la scène européenne, a failli dans sa mission. Pire, cette saison, Lyon n’était même pas présent en quarts de finale de la Ligue des Champions. Sans parler des conflits humains qui se sont multipliés avec des personnages clés du club (Bernard Lacombe notamment) ou des joueurs qui ne supportaient plus leur entraîneur (Wiltord, Fred, A.Diarra). Difficile de trouver mieux que Gérard Houllier ? Pas si sûr pensent déjà de nombreux observateurs de l’OL… En tout cas, Didier Deschamps ne souffre pas de la comparaison avec son homologue. Après avoir emmené Monaco en finale de la C1, l’ancien capitaine des Bleus vient de faire remonter la Juventus en Serie A. Solide CV. Idem pour Alain Perrin, convaincant lors de son passage à l’OM comme lors de son aventure anglaise à Portsmouth. Avec Sochaux, l’ancien coach de Troyes a encore fait mieux en emmenant ses garçons sur le toit de la Coupe de France dès son arrivée.
JMA : « Ils sont nombreux à vouloir venir. Je n’ai pas besoin de passer de coups de fil. »
A partir de samedi soir, l’Olympique Lyonnais sera officiellement sans entraîneur. Autant dire que tous les techniciens de France et de l’étranger à la recherche d’un poste vont envoyer leur CV à Jean-Michel Aulas. On ne présente plus celui de Didier Deschamps. Mais jusqu’à vendredi soir, il y avait un gros hic puisque Deschamps, alors encore entraîneur de la Juve, n’était pas libre. C'est désormais le cas, DD ayant démissionné à l’issue d’une réunion avec ses dirigeants. Concernant Alain Perrin, il ne devrait pas non plus tarder à trouver un arrangement avec Sochaux. Perrin et l’ancien capitaine sochalien Isabey ne s’entendent plus et il se murmure du côté du Doubs que l’un des deux hommes ne sera plus là à la reprise. Jean-Marc Furlan étant fortement pressenti pour prendre en main l’équipe doubienne, on se doute déjà de quel homme il s’agit…
JMA : « Une très grande expérience européenne n’est pas obligatoire comme quand nous avions engagé Gérard Houllier. Cette fois, la jeunesse, le dynamisme et le sang neuf seront déterminants. »
Trois critères qui semblent parfaitement correspondre au portrait que l’on pourrait faire de Didier Deschamps entraîneur. Passé de l’autre côté de la barrière en 2001 après une des carrières les plus riches de l’histoire du ballon rond, l’ancien milieu de terrain de Chelsea a prouvé avec Monaco puis avec la Juventus tout récemment qu’il était capable de driver avec succès n’importe quel grand club européen. A l’ASM, il avait réussi en Ligue des Champions un parcours somptueux uniquement stoppé en finale par Porto. A Turin, il a réussi à remplir la mission très délicate de faire remonter le club dès l’année suivant sa descente. Et on n’oublie pas qu’il n’a que 39 ans. Certes plus vieux que Deschamps, Alain Perrin fait néanmoins partie, à 51 ans, des jeunes entraîneurs français. Son expérience des grands rendez-vous est moins impressionnante mais ses expériences aux Emirats et en Angleterre en font un coach « caméléon », capable de s’adapter très rapidement à tout challenge.
JMA : « On veut quelqu’un qui a l’envie de gagner et qui n’est pas usé. Il devra avoir une connaissance du foot français et européen. »
Batailleur infatigable du temps de sa splendeur de joueur, Didier Deschamps a tout gagné en club comme avec les Bleus. Champion du monde et d’Europe avec l’équipe de France, Deschamps veut maintenant se créer un palmarès semblable mais comme entraîneur. Avec Monaco, il est passé tout près de la Ligue des Champions. Nul doute qu’il ferait de cette épreuve l’un de ses objectifs principaux avec l’OL. Alain Perrin n’a gagné que l’Intertoto avec Troyes et la Coupe de France avec Sochaux. Mais cela n’en fait pas moins de lui un entraîneur aux dents longues, assoiffé en permanence de nouveaux succès.
JMA : « Devra-t-il parler français ? En partie oui… »
On voit mal Aulas prendre un entraîneur qui ne parle pas français. Donc bien évidemment, Didier Deschamps et Alain Perrin apparaissent là aussi comme de solides candidats au poste. D’autant que les deux hommes présentent également la particularité de parler d’autres langues, ce qui est toujours très précieux lorsque l’on compte un effectif international. Deschamps parle l’italien, l’anglais et l’espagnol. Perrin parle couramment anglais et a de bonnes notions d’arabe.
JMA : « J’espère annoncer le nom du futur entraîneur avant la fin de la semaine prochaine. »
La démission de Didier Deschamps correspond parfaitement au timing. Tellement bien que tout semble avoir été minutieusement programmé pour permettre l’arrivée de l’ancien capitaine des Bleus en remplacement de Gérard Houllier. Mais Alain Perrin, à ce petit jeu, pourrait bien surprendre tout le monde. Le coach sochalien doit en effet faire le point sur sa situation et son avenir avant de partir en vacances. Tout pourrait donc être réglé dès la semaine prochaine. Comme le souhaite Jean-Michel Aulas.








