les cheyennes

Venez faire la promotion de vos sites et racontez vos passions
Règles du forum
Toute publicité pour un site de jeux sans autorisation amènera un banissement

Messagede rexie373 » Mer 30 Jan 2008 13:57

[color=#0000FF]Les Cheyennes.
Peuple des Plaines, de langue algonquine. [/color]

[color=#FF0040]Origine du Peuple Cheyenne : [/color]

[color=#0000FF]Leur véritable nom est Shyhela qui est devenu Cheyenne en anglais. Ceux-ci vivaient à l'Est des Plaines, dans la région des grands lacs, ce qui explique qu'ils soient de langue algonquine, donc différente de celle des Sioux pourtant également peuple des plaines. Ils vivaient alors dans des wigwams, les longues maisons et ne connaissaient pas le bison. Sans cesse confrontés au Obijwas, Rees et Mandans, ils commencèrent par s'installer dans le Minnesota puis le long de la Cheyenne River dans le Nord Dakota. Puis ils se déplacèrent du côté des Blacks Hills dans le Sud Dakota. Mais lorsqu'ils acquirent des chevaux, vers 1760, ils devinrent nomades C'est dans les plaines qu'ils se mirent à fabriquer des tipis et à suivre et chasser le bison.

Du point de vue religieux, les Cheyennes racontent que Mahéoo, un prophète, les a guidés vers les Plaines. Un autre, Sweet Medecine, les a aidés à construire là-bas une nouvelle vie en leur donnant leur premier objet sacré : quatre flèches. Deux d'entre elles étaient censées faire tomber les bisons devant les chasseurs, les deux autres tuer les ennemis.
[/color]
[color=#FF0040]Leur territoire : [/color]

[color=#0000FF]Leur territoire de chasse s'étendait de la rivière Platte jusqu'à l'Est du Montana. Plus au sud s'était installé un autre groupe qui se mit à chasser en Arkansas. D'où deux groupes parmi les Cheyennes (encore actuellement): ceux du Sud et ceux du Nord. Un jour ils rencontrèrent une tribu indienne qui vivait non loin d'eux. Ils décidèrent de les combattre mais s'aperçurent qu'ils parlaient la même langue alors ils firent la paix et cette petite tribu, les Sohtai, vécurent au milieu des Cheyennes dont la bravoure s'était fait connaître dans les plaines. [/color]

[color=#FF0040]Coutumes : [/color]

[color=#0000FF]Les Cheyennes établissaient l'hiver leur camp près d'une rivière tandis qu'ils se déplaçaient dès le printemps. Dès qu'ils remarquaient un troupeau de bisons, ils s'installaient, formant un cercle et les guerriers partaient chasser.

Les hommes portaient des pagnes et des chemises de peau, les femmes des robes d'une seule pièce décorées de perles ou broderies de piquants de porc-épic. Leurs vêtements avaient des franges, non seulement pour une question de décoration, mais également pour chasser les mouches de par leurs mouvements.

Comme pour tous les peuples des plaines, ils se mirent à utiliser le bison pour beaucoup de choses, outre la nourriture et les vêtements : nerfs comme fil à coudre, sabots pour de la colle ou un genre de savon, panse pour des sacs...

Ils pratiquaient également la danse du soleil et Heammawehio était pour eux le créateur de toutes choses tandis que Sweet Medecine avait aussi une grande place puisqu'il leur avait offert les quatre flèches sacrées. Parmi les cérémonies : celle du mariage au cours de laquelle on transportait la jeune mariée sur une couverture jusqu'à la tente du père de son époux. On la laissait là. Le jeune couple vivait chez les beaux-parents jusqu'à qu'il ait confectionné son tipi. Ce qui était assez rapide. Cependant la chasse au bison étant dangereuse, ajouté à cela les partis de guerre, les femmes étaient plus nombreuses que les hommes. Ainsi un homme pouvait avoir deux à trois femmes. Le travail de la femme étant écrasant, la venue de deux autres provoquait rarement des heurts.

Les jeunes femmes se mariaient tôt. Et la venue de la première menstruation était donc très importante. Le père de famille, fier, en répandait la nouvelle dans le campement. Puis venait une cérémonie spéciale. La jeune fille se baignait et une jeune femme lui peignait le corps en rouge. Puis elle s'asseyait devant le feu du tipi dans lequel brûlaient des herbes purificatrices dont la sauge. Ensuite, drapée de la plus belle couverture de sa mère, elle se rendait dans une loge où elle restait quatre jours. Là, sa grand-mère lui apprenait ses devoirs de femme, mère et épouse. Ensuite, chaque fois qu'elle aurait ses règles, la jeune femme reviendrait se renfermer dans cette loge, avec d'autres. Car on pensait que le contact avec les femmes pendant cette période était néfaste.

[/color]
[color=#FF0040]Les Dog Soldiers :

[/color]
[color=#0000FF]Ils constituaient l'élite des guerriers Cheyennes et étaient très redoutés aussi bien par les blancs que par les autres tribus. Chaque membre de la Dog Society avait une flèche sacrée. A leurs vêtements étaient ajoutée une sorte de traîne. Au combat, lorsqu'il se retrouvait à terre, le dog soldier plantait sa lance dans cette traîne et combattait jusqu'à la mort.

Ils avaient un chant qu'ils ne chantaient que face à la mort.

Ils ont combattu l'armée américaine de 1864 à 1869. [/color]

[size=75][color=#999999]Ajouté après 52 secondes:[/color][/size]

[color=#0000FF]TRIBU SIOUX DE CHEYENNE RIVER






HISTOIRE DE LA TRIBU

WAKPA WASTE OYANKE

The Good River Reservation

(La Réserve de la Bonne Rivière)



Hau Kola ! ("Salut, ami !")

Nous vous souhaitons la bienvenue au cœur du pays Lakota, la RESERVE SIOUX DE CHEYENNE RIVER. Nous espérons que vous aimerez ce résumé sur notre réserve et sur notre peuple. Nous espérons aussi que les informations que vous lirez à notre sujet vous aideront à mieux comprendre qui nous sommes, d'où nous venons, et comment nous vivons aujourd'hui.

C'est notre souhait qu'un jour vous veniez dans le Sud-Dakota et visitiez notre réserve. Nous sommes un peuple riche en histoire et en légendes qui modèlent un futur brillant et positif dans lequel nos wakan'yeja (enfants) pourront continuer à vivre et pratiquer nos traditions.

Au travers de nos anciens, la connaissance de nos ancêtres a été transmise à nos tako'ja (petits-enfants), qui sont notre avenir. C'est ainsi que, la(les) future(s) génération(s), sont(seront) chargée(s) de transmettre continuellement notre culture, notre patrimoine et maintenir vivantes les traditions tant que nous irons vers l'an 2000 et au-delà.








CONTEXTE

La Réserve Sioux Cheyenne River était à l'origine la partie centrale de la Grande Réserve Sioux qui a été établie le 29 avril 1868 par le traité de Fort Laramie (15 stat 635, 1868). Avant la réalisation de ce traité et avant la venue du wasicu (homme blanc) ; il existait pour notre peuple une période qui est souvent appelée le "GOLDEN AGE" (Age d'or) de la culture Sioux, datant de l'an 1775 (alors que les Etats-Unis d'Amérique se préparaient à combattre le roi George III dans une bataille pour l'indépendance et l'autonomie) jusqu'à environ 1868 (Bunge, 1984). (Voir aussi lettres, 1972).

Les trois divisions des langages du peuple Sioux :

Peuple LAKOTA qui parle le dialecte "L" et constitue la division occidentale du groupe linguistique. Ils sont appelés les TITONWAN (Dwellers of the Plains).
Peuple DAKOTA qui parle le dialecte "D" et constitue la division orientale du groupe linguistique. Ils sont appelés les ISANYETI (Knife Makers).
Peuple NAKOTA qui parle le dialecte "N" et qui constitue les divisions méridionales et septentrionales du groupe linguistique. La branche méridionale est appelée IHANKE-TOWAN (Camps at the End) et la branche septentrionale est appelée HOHE (Stonies).
Dans le langage sioux, les trois noms corrects des divisions signifient "Alliés" ou "Amis".

NOTE DE L’AUTEUR- Parmi les tribus Indiennes peuplant les Etats-Unis, les Sioux sont l'une des quelques tribus qui ne s'identifient pas elles-mêmes dans leur propre langage avec un nom signifiant PEUPLE ou LE PEUPLE. Un bon exemple d'une autre tribu qui emploie un mot qui s'utilise comme un nom sont les Navajo, une tribu Indienne du sud-ouest. Dans leur langage, ils s'appellent eux-mêmes Dine (Le Peuple).

Se déplaçant et se répandant dans plaines, les trois divisions du peuple SIOUX devinrent bientôt les incontestables "SEIGNEURS" d'un territoire s'étendant d'est en ouest sur une ligne depuis les rives du fleuve Mississipi jusqu'au pied des montagnes Rocheuses. Dans une ligne courant du nord au sud, le(s) peuple(s) rayonnai(en)t dans le haut du Canada, la patrie des féroces Cree ; et tout le parcours de la "Republican River" située dans l'actuel état du Kansas (Bunge,1984).

Ce vaste territoire revendiqué et contrôlé par le peuple Sioux comprenait au moins le quart du continent des Etats-Unis tel que nous le connaissons aujourd'hui.

NOTE DE L’AUTEUR -L'analyse 'Bunge' du territoire revendiqué par les trois divisions de notre peuple est basée sur nos histoires orales. Ce que nous, en tant que peuple Sioux, avons toujours revendiqué comme étant nos terres n'a jamais correspondu à ce que les historiens blancs ont écrit à leur propos.

Dans les limites de leur domaine, les trois divisions Sioux se déplaçaient librement ; allant et venant comme il leur plaisait, ne répondant à aucune autorité sauf la leur. Leur vie était occupée par la chasse et la collecte de nourriture, et comme ils apprenaient à s'adapter et à vivre dans les Grandes Plaines du Nord, ils développèrent une culture unique et sophistiquée basée principalement sur la vie en harmonie avec la nature et l'environnement.

LAKOTA TITONWAN KIN (The Lakota Dwellers of the Plains)

Pendant le "L'AGE D'OR" de la dominance sioux et du contrôle des plaines du Nord, notre peuple a développé une existence itinérante de récolte de gibier laquelle se réalisa avec la venue du cheval. La "HORSE CULTURE" des bandes nomades de Lakota a prêté aux Lakota un certain "air" de mysticisme qui a captivé et enflammé l'imagination de milliers de peuples non-Indiens à travers le monde.

Le peuple Lakota a créé ce que nous appelons le OCETI SAKOWIN (Seven Council Fires "Les Sept Feux du Conseil"). C'est un nom qui signifie que les Lakota sont sub-divisionnés en sept groupes différents et indépendants qui constituent la division occidentale des Sioux. Les sept groupes appartenant à l'Oceti Sakowin sont :

Sicangu (Burnt Thighs). Actuellement les Sicangu vivent dans la réserve de Rosebud dans le Dakota du Sud. Il y a une plus petite division de ce peuple qui est appelée les Kul'Wicasa (Lower Burnt Thighs). De nos jours, l'histoire a adopté la forme française de ce nom propre Lakota et aujourd'hui, ce groupe est appelé les "Brûlés". Les Kul'Wicasa ki Oyate (The Lower Burnt Thighs People) est actuellement localisé dans la réserve "Lower Brule" dans le Dakota du Sud.
Hunkpapa (Camps at the Edges). Actuellement les Hunkpapa vivent dans la réserve de Standing Rock dans le Dakota du Nord et dans le haut du Canada. Le nom Hunkpapa peut également être traduit comme "End of Entrance"ou "Camps at End of Horns".
Oglala (Scatter their Own). Actuellement les Oglala vivent dans la réserve de Pine Ridge dans le Dakota du Sud.
Mnijoku (Plants by the Water). Actuellement les Mnijoku vivent dans la réserve de la Cheyenne River dans le Dakota du Sud. Chez les anciens de la réserve, il y a plusieurs façons de prononcer ce nom Lakota : Mnokoju, Mnikowoju, Hokwoju et Mni Ho Hwoju.
Itazipco (Without Bow). Actuellement les Itazipco vivent dans la réserve de la Cheyenne River au Dakota du Sud. Itazipcola est la seule manière de dire ce nom. Le ‘la’ n'est pas prononcé durant la conversation car il est "sous-entendu" par l'auditoire. "Sans Arc" qui est la forme française de ce mot Lakota peut-être traduit en américain comme : No Bow, Without Bow ou Plain Bow .
Siha Sapa (Black Feet). Actuellement les Siha Sapa vivent dans la réserve de la Cheyenne River au Dakota du Sud.
Oo'henumpa (Two Kettle). Actuellement les Oo'henumpa vivent dans la réserve de la Cheyenne River au Dakota du Sud. Oo'henumpa peut également être traduit par : Two Boiling, qui se réfère au chaudron/pot/bouilloire, l'accessoire de cuisine lui-même.
Aujourd'hui dans cette ère moderne la "Horse Culture" nomade, dans laquelle notre peuple a vécu pourrait être le stéréotype de la façon dont le peuple Indien devrait être décrit. Cependant pour les non-Indiens, les Indiens des plaines sont la véritable représentation de comment vivent les "vrais Indiens".

Malheureusement au travers de l'exploitation commerciale de notre passé par les industries du cinéma et de la télévision, incluant des représentations dans les arts et la littérature, le stéréotype de l'Indien qui continue d'exister est faussement utilisé pour perpétuer l'idéal romanesque de ce que tous les Indiens devraient être lors des rencontres dans la vie réelle.

Quand les non-Indiens pensent aux Indiens ils font souvent resurgir le stéréotype qui est provoqué en partie par la notion "romanesque" de la seule croyance dans l'idéal de représentation humaine. Leur imagination crée l'attente de rencontrer un guerrier des plaines emplumé, peinturluré. Un individu qui est le descendant d'une race de guerriers qui luttaient contre une force supérieure pour le droit de conserver leur propre identité culturelle et leur style de vie.

Habituellement ce portrait romanesque des Indiens est basé sur les images qu' Hollywood a montrées durant des années. Les deux stéréotypes les plus souvent dépeints sont l'héroïque "noble sauvage" ou l'ignoble Indien "alcoolique".

Le type du noble sauvage est généralement perçu comme un homme qui resplendit de plein de décorations, chevauchant fièrement son poney de guerre et scrutant les grandes plaines d'un regard farouche.

D'un autre coté, le type de l'Indien alcoolique est dépeint comme étant sale, éhonté, pas digne de confiance, malhonnête, un menteur et un tricheur. Dans chacun des deux cas, ces représentations sont des extrêmes et ne sont pas la réalité de ce que nous sommes actuellement nous les Indiens.

Le visiteur qui recherche son personnage Indien idéal, viendra nous parler des grands chefs historiques comme Crazy Horse, Sitting Bull, White Bull, Hump, Gall, Rain in the Face, Young Man Afraid of His horse et le chef Big Foot.

Pour le romanesque, ces grands hommes représentent et incarnent leur croyance dans le noble sauvage. Ce sont les hommes qui ont été destinés à être les témoins de la perte totale de leur patrimoine quand l'Amérique a étendu ses frontières, cherchant à réaliser le but d'étendre son pays d'une mer à l'autre.

Cependant, dans la ligne de la vue romanesque, nos grands chefs, les hommes cités plus haut, qui luttèrent pour préserver notre mode de vie traditionnel sont devenus des figures tragiques de l'histoire. Nos visiteurs non-Indiens parlent souvent de ces grands hommes avec respect, mais le ton de leur voix a tendance à supposer qu'ils parlent aussi bien d'eux avec pitié.

Plus récemment après que les Lakota avaient commencé à reprendre conscience de leur culture et que la jeune génération Lakota parvint à maturité durant la "période des réserves", les nouveaux dirigeants de notre peuple, aînés d'une seule génération enlevée par l'ère de la "pré-réserve", ont reprit la cause d' "entretenir" nos manières traditionnelles et de préserver notre culture.

Bien que les batailles de ces jeunes gens "civilisés", leaders combattants, n’étaient pas des affrontements physiques armés dans lesquels notre guerre des chefs s'était engagée, ils sont néanmoins les derniers grands combattants contre les politiques gouvernementales d'assimilation des Indiens dans la société dominante.

Par leurs efforts pour préserver le patrimoine de notre savoir et de nos croyances, ces hommes tels que Black Elk, Fools Crow, Crow Dog et Lame Deer, ont aussi pris leur place dans l'histoire comme des gens qui refusent de laisser croire que nous, Lakota, devions conserver notre propre identité raciale et spirituelle en état pour survivre comme une nation dans une nation.

Leurs histoires, comme celles de nos grands chefs guerriers, sont devenues les paradoxes de la façon dont notre peuple a perdu la technologie et la révolution industrielle occidentales. Leurs vies illustrent la lutte continuelle que tout notre peuple affronte en continuant d'essayer à "adapter" et non pas "adopter" les manières des "wasicu" (hommes blancs). Pourtant, le romanesque voit dans ces hommes une autre représentation du noble sauvage. Seulement, cette fois, la lutte n'a pas pour but d'arrêter ou d'éviter la venue d'une civilisation qui signifierait la perte tous les aspects de notre culture originelle. La lutte est plutôt pour préserver ces traditions que nous avons laissées.








PAROLES DU TRAITE

"De qui les voix furent entendues les premières sur cette terre ? La voix du peuple rouge qui a acquis arcs et flèches… Ce qui a été fait dans mon pays je ne le voulais pas, ne me le demandez pas ; le peuple blanc est venu dans mon pays… Quand l'homme blanc est venu dans mon pays il a laissé une piste de sang derrière lui… J'ai deux montagnes dans ce pays - les Black Hills et la Big Horn Mountain. J'aimerai que le Great Father* ne construise de routes au-travers d'elles. J'ai dit ces choses trois fois ; maintenant je suis venu ici pour les dire une quatrième fois."

Mah'piua Luta (Red Cloud "Nuage Rouge") des Sioux Oglala.

(* "Great Father" était le nom donné par les Indiens au Président des Etats-Unis)

En 1868, le gouvernement des Etas-Unis fit et signa un traité avec les TITONWAN LAKOTA (Dwellers of the Plains People) qui sont plus couramment connu comme la GREAT SIOUX NATION (Grande Nation Sioux).

Souhaitant la "paix" et des "concessions territoriales" de la part des Lakota et jurant de créer une réserve pour que tous les groupes Lakota puissent vivre librement, le gouvernement des Etats-Unis, par le traité de 1868, créa et reconnut en tant que telle la GRANDE RESERVE DES NATIONS SIOUX.

Avec l'accord du gouvernement des Etats-Unis, le tracé et l'enregistrement des limites de la réserve ont été précisé dans le traité.

(ARTICLE 2) Les Etats Unis attestent en accord, que le district suivant du pays, à savoir : commençant sur la rive est du fleuve Missouri qui est croisée par le quarante-sixième parallèle de latitude nord, de là le long de la marque des basses-eaux de ladite rive est jusqu'à un point opposé où la ligne nord de l'état du Nebraska touche le fleuve, de là à l'ouest de l'autre coté dudit fleuve, et le long de la limite nord du Nebraska jusqu'en face des cent degrés de longitude ouest de Greenwich, de là au nord dudit méridien jusqu'au point d'interception avec le quarante-sixième parallèle de latitude nord, de là vers l’est le long dudit parallèle jusqu’au point du commencement, et en ajoutant également, toutes les réserves qui existeraient sur la rive est dudit fleuve, et de même, mis à part pour l’absolu et tranquille usage et occupation par les Indiens ci-nommés, et pour toutes autres tribus ou individus Indiens qui pourraient de temps en temps être disposés, avec le consentement des Etats-Unis, à les admettre parmi eux ; et les Etats-Unis conviennent maintenant solennellement qu’aucune autre personne que celles ci-avant désignées, excepté quelques officiers, agents et employés du gouvernement qui peuvent être autorisés à entrer dans les réserves indiennes enjoints d’appliquer les devoirs imposés par la loi, et ne devront jamais être autorisés à passer outre, s’installer, ou résider sur les territoires décrits dans cet article, ou dans tout territoire qui pourrait être ajouté à cette réserve pour l’usage des dits Indiens, et désormais ils peuvent et doivent par le présent acte abandonner toute revendication ou droit dans aucune autre partie des Etats-Unis ou Territoires, excepté s’il est contenu dans les limites ci-avant précisées, et excepté des conditions ultérieures (Traité de Fort Laramie, 1868)

En conséquence, en entrant dans cet accord "légal" qui a provoqué l’arrêt de la "RED CLOUD WAR" (Guerre de Nuage Rouge) de 1866 à 1868, le gouvernement des Etats-Unis, par ce traité, reconnaissait officiellement notre peuple en tant que nation souveraine avec l’autorité à gouverner et présider ses propres affaires. En négociant avec nous les bases de ce "gouvernement dans le gouvernement", le Président des Etats-Unis et le Sénat, reconnaissaient au travers de ce traité de Fort Laramie de 1868, le droit d’autodétermination de la GRANDE NATION SIOUX.

NOTE DE L’AUTEUR – Veuillez garder à l’esprit le concept des rapports du "gouvernement dans le gouvernement" provenant de cette vue unique basée sur le rapport de confiance existant entre les tribus Indiennes et le gouvernement des Etats-Unis.

Le traité de Fort Laramie était sans aucun doute destiné à être un traité de "paix" que le gouvernement des Etats-Unis voulait avec notre peuple pour faire cesser une guerre dans laquelle, l’armée des Etats-Unis, était la perdante. Cessant en échange toutes hostilités militaires contre les blancs entrant sur les terres des Lakota, le gouvernement devait garantir que les terres que nous réclamions comme étant les nôtres seraient exclusivement pour notre propre usage à perpétuité. (voir Article 2 du traité de 1868)

Croyant que les Etats-Unis avaient l'intention d'honorer leurs promesses mettant en avant leur traité, et faisant foi de cet accord, nos ancêtres signèrent le traité de Fort Laramie de 1868 en toute confiance.

Parmi les groupes Lakota avec lesquels le gouvernement signa la "paix", les Four Bands qui actuellement peuplent notre réserve étaient considérés comme étant les principaux éléments avec lesquels le gouvernement voulait la "paix". Nos chefs/dirigeants apposèrent leurs signatures sur le papier croyant qu'ils mettaient en sécurité nos terres et notre mode de vie traditionnel pour toutes les générations futures de leur progéniture. Nos dirigeants ont agis en "toute confiance" comme ils s'engageaient en tout honneur et soutenaient ce traité et leurs noms et les noms des groupes qu'ils représentaient ont été comme il convient enregistrés et notés sur les documents. Ce sont les suivants :

MNIKOJU - (Those Who Plant beside Water)- L'histoire a adopté la forme française de ce nom Lakota et aujourd'hui Minneconjou est utilisé pour identifier ce groupe. Les leaders Mnikoju qui ont signé le traité sont :

One Horn
The Big Eagle
The Elk That Bellows
The Lone Bear
Young White Bull
The Dog Chief
One That is Afraid of Shield
The Brave Bear
The Old Owl
The Runner
Blue Cloud
The Hard Spotted Elk
Iron Horn
Slow Bull
Bull Bear
The One Who Remember the Bear
ITAZIPCO - (Without Bows) L'histoire a encore adopté la forme française de ce nom Lakota et "Sans Arcs" est utilisé pour identifier ce groupe. Les chefs Itazipco qui ont signé le traité sont :

The One that has Neither Horn
Red Plume
Yellow Hawk
No Horn
SIHA SAPA - (Black Feet ). Ce nom conserve aujourd'hui encore sa forme Lakota originelle. Les chefs Siha Sapa qui signèrent le traité sont :

Fire Heart Smoke
The One who Kills Eagle
Walking Eagle
The One that Rattles as he Walks
Chief White Man
Two Hearts
Black Shield
The Grass Sitting Crow
Oo'HENUMPA - (Two Kettle). Ce nom a aussi gardé sa forme Lakota originale. Les chefs Oo'henumpa qui ont signé le traité sont :

Long Mandan
Red War Club
The Log
NOTE HISTORIQUE - Il y avait un "cinquième" groupe, sous-division (Cheyenne River Sioux ou Ihanktonwan) qui signa également le traité. Ces gens sont appelés :

Psa Ksa - (Cuthead). En Lakota vous pouvez aussi dire Nata Kaksa, ce qui revient à interpréter Cuthead dans sa forme écrite (Ira Blue Coat, 1993). Malheureusement l'histoire ne dit jamais ce qu'ils devinrent après 1868 ou pourquoi ils furent effacés après quelques temps de tous les documents tribaux et fédéraux. Deuxièmement, l'histoire ne dit pas d'où était originaire ce groupe ni comment il devint une petite sous-division. Venaient-ils d'une division du peuple Lakota, Dakota ou Nakota ? Il y a une supposition qu'ils soient une branche des groupes Hunkpapa ou Ihanke Towan. Le peuple de la réserve de la Cheyenne River dit qu'ils en sont originaires mais ne précisent pas de quelle souche ils sont issus. Ceci est l'histoire racontée oralement d'un peuple qui pourrait être le descendant des Cuthead qui participèrent à la tragédie de Wounded Knee en 1890. Mais ces gens sont appelés Baldhead, pas Cuthead. Les Baldhead peuvent être soit Pa s'la ou Nata s'la, ce qui en langage Lakota est très, très ressemblant à la façon dont vous dites Cuthead.

Il est dit que les Cuthead parlaient le langage "D" et/ou "N" et étaient simplement mariés et unis avec les quatre autres groupes vivant sur la Cheyenne River ou bien ils étaient mariés et unis avec les Hunkpapa à Standing Rock, ou les Hohe à Fort Peck.

Simplement parce qu’il n’y a plus aucun membre reconnu du groupe des Cuthead vivant sur la réserve de Cheyenne River, cela ne signifie pas que des descendants de ce groupe n’existent plus. Peut-être parce qu'ils ont été inaperçus ou oubliés par l'histoire, ceci peut inciter certains à croire que les Cuthead sont maintenant tous morts et disparus. Mais sans tenir compte de comment choisir ce qui leur est arrivé, d'où ils provenaient et de comment ils ont aussi disparus, il doit être noté qu'ils ont effectivement signé le traité de 1868 avec les autres groupes d' Oceti Sakowin et que leurs chefs qui ont signé ce traité sont des hommes de grande renommée :

The One Who Goes Ahead
Running Thunder
Bull Big Head
The One Who Took the Stick
All Over Black
NOTE DE L'AUTEUR - L'auteur, après avoir terminé ce résumé a découvert que les Cuthead sont une sous-division des Isanyeti Oyate. Ils peuvent être trouvés vivant à Fort Totten, réserve de la Devils Lake Sioux.








PROMESSES NON TENUES

"Ils nous faisaient beaucoup de promesses, plus que je ne peux me rappeler, mais ils n'en ont jamais tenu qu'une seule ; ils ont promis de prendre nos terres, et ils les ont prises."

Mah'piua Luta - (Red Cloud "Nuage Rouge") des Oglala

"Nous ne voulons pas d'hommes blancs ici. Les Black Hills m'appartiennent. Si les blancs essayent de les prendre, je me battrai."

Tatanka Iyotanka -(Sitting Bull) des Hunkpapa

"On ne vend pas la terre sur laquelle le peuple marche"

Tashunka Witko - (Crazy Horse "Cheval Fou") des Oglala

"Nous les avons vus et observés passant ici pour prendre l'or et n'avons rien dit… Mes amis, quand j'irai à Washington j'irai dans votre "maison à monnaie" et j'aurai quelques jeunes gens avec moi, mais aucun d'eux ne prendra d'argent dans cette maison tant que je serai avec eux. En même temps, quand votre Grand Père du Peuple* viendra dans mon pays, ils iront dans ma "maison à monnaie" (les Black Hills) et prendront l'argent."

*Président des Etats-Unis

Mawatani Hanska - (Long Mandan)

Par ses termes, le Traité de Fort Laramie devait toujours durer. Comme le disaient les anciens à propos des traités que le peuple Indien signait avec les Etats-Unis, "pour aussi longtemps que l'herbe pousse et que les fleuves coulent" les Indiens croyaient que le gouvernement maintiendrait ce traité avec notre peuple. Toutefois, l'histoire a montré qu'apparemment l'herbe ne poussait pas toujours, et que les fleuves ne coulaient pas toujours, parce qu'en l'an 1871, le gouvernement des Etats-Unis changea de politique et répudia son engagement à donner foi au traité de Fort Laramie et à honorer ses accords avec notre peuple Lakota.

Selon les termes du traité l'armée des Etats-Unis était invitée à maintenir tout peuple non-Indien en dehors des terres des Lakota que les blancs considéraient comme étant le territoire Dakota ou Grande Réserve Sioux. Cependant en 1874, le Lt Colonel George A. Custer commandant le septième de cavalerie violait le traité en pénétrant dans la région des Black Hills du territoire Dakota en "prétextant" une expédition de recherche géologique.

NOTE DE L'AUTEUR - Réellement Custer exécutait des ordres qui lui avaient été donnés par le Lieutenant Général Philip H. Sheridan pour explorer la région des Black Hills et en prendre connaissance. Sheridan croyait que de connaître la configuration de la région qui était inconnue des blancs en ce temps là devrait se révéler utile pour l'armée en cas de troubles venant des Indiens. Le but final de l'expédition était d'établir un poste militaire dans les Black Hills. Après que Custer eut reçu ces ordres, il télégraphia au Brigadier Général Alfred H. Terry commandant la division militaire du Missouri, et demanda s'il pouvait utiliser les services d'un géologue pour accompagner l'expédition. Avec cette requête, il est "probable" que c'est ainsi que la mission de Custer dans les Black Hills fut appelée une expédition de recherches géologiques. Souvent l'histoire omet de préciser que le véritable but de l'expédition des Black Hills était de choisir un site pour y établir un poste militaire.(voir Clowser, 1974)

Par l'annonce de la découverte de l'or, l'expédition de Cluster dans les Black Hills fut le catalyseur qui attisa la ruée vers l'or qui suivit sur le territoire Dakota. En conséquence des mineurs affamés d'or et des prospecteurs envahissèrent les terres Lakota en violation des accords du traité, les Lakota TITOWAN se trouvèrent une nouvelle fois en guerre avec les Etats-Unis d'Amérique. Le Traité de Fort Laramie de 1868 devint nul et non-avenu mais pas par la faute des Lakota qui en ont été rendus responsables. La rupture du traité a été faite par les blancs mais par aucune des tribus Indiennes qui l'avaient signé.

"Vous avez conduit notre gibier et nos moyens de vie hors de notre pays, jusqu’alors nous n'avons rien laissé qui soit précieux sauf les collines auxquelles vous nous avez demandés de renoncer… La terre est pleine de minéraux de toutes sortes, et sur la terre le sol est couvert d'une forêt de hauts sapins, et quand nous y renonçons pour le Grand Père nous savons que nous renonçons à la dernière chose qui est encore précieuse pour nous ou le peuple blanc."

Wanigi Ska - (White Ghost)

Quoique reconnue comme étant la plus puissante et la plus populaire des trois divisions Sioux, les Lakota, en 1874, n'avaient pas la puissance militaire avec laquelle ils auraient effectivement pu stopper toute incursion sur nos terres par les blancs. Mais la chose la plus importante qui manquait aux Lakota était un corps dirigeant "centralisé" qui aurait réuni tous les groupes de l' Oceti Sakowin en une unique force politique cohérente qui aurait aidé à réunir tous les groupes sous les ordres d'un chef unique permettant de combattre l’ennemi "commun". Les Lakota se sont toujours gouvernés par affiliation à des "groupes" mais pas par affiliation culturelle comme le fait le peuple blanc. Si bien que notre système de gouvernement politique permet à notre peuple une grande liberté et latitude de vivre en accord avec ses propres standards sociaux et culturels, cette très semblable politique éthique d' "individualisme" était aussi notre plus grande faiblesse et c'est une faiblesse que les blancs exploitèrent et utilisèrent contre nous.

En ce temps selon l'histoire les Lakota ne possédaient simplement pas une force militaire suffisante qui aurait pu être soulevée et utilisée contre les forces militaires U.S. qui étaient maintenant chargées de protéger "l'intrusion" des blancs qui venaient chercher de l'or dans la GRANDE RESERVE SIOUX. Du coté politique nous étions incapables de nous accorder sur un front unifié contre les politiques du gouvernement des Etats-Unis. Etant divisés entre nous-mêmes avec chaque groupe ne répondant qu'à lui-même nous étions faciles à vaincre militairement et politiquement.

Décimés en nombre par l'exposition à des maladies telles que la variole et le typhus qui tuèrent des milliers d'Indiens à travers les grandes plaines, et provoquant la famine parce que les grands troupeaux de bisons étaient décimés par les fusils des chasseurs de bisons, notre peuple n'était simplement plus assez fort pour protéger et conserver ce qui était supposé être nos terres de résidence. La puissante armée, qui avait vaincu celle des Etats-Unis lors de la Guerre de Nuage Rouge (Red Cloud War), n'était plus et ne sera plus jamais l'unité politique que le Chef Red Cloud avait réussi à obtenir pour cette courte période.

En 1874 les hommes blancs plus nombreux que nous, nous ont fusillés et nous ont décimés ; et avec une méthode d'usure, il nous ont volé nos terres et notre pays.

Bien que les Lakota TITONWAN résistèrent et gagnèrent quelques batailles, nous étions incapables de gagner la guerre dans laquelle nous nous trouvions enfermés. Nous ne pouvions pas ou étions incapables de prendre conscience de la signification "politique" d'accomplir le "droit d'exister en tant que nation souveraine". Et à cause de notre incapacité à gagner une reconnaissance politique en tant que nation souveraine avec une autorité qui se gouverne elle-même, nous sommes effectivement devenus "étrangers" dans notre propre pays tandis que les Etats-Unis d'Amérique nous absorbaient lentement.




[/color]

[size=75][color=#999999]Ajouté après 1 minute 19 secondes:[/color][/size]

[color=#BF00FF]PRESIDENTS
(CHAIRMEN)

En 1936, après l’adoption d’une Constitution Tribale, notre tribu procéda à ses toutes premières élections par lesquelles notre peuple élut plusieurs officiels : 15 conseillers dont 2 représentants de Red Scaffold et 2 de LaPlant ; un Président, un Secrétaire et un Trésorier. Les Président, Secrétaire et Trésorier ont été élus par un vote de toute la population. Les Conseillers sont élus par le district dans lequel ils résident. (Constitution and By-laws of the Cheyenne River Sioux Tribe, 1935).

Tous les devoirs et responsabilités de nos conseillers et élus officiels sont décrits dans notre constitution. A cause de l’IRA, nous les Lakota avons retrouvé un semblant de souveraineté et d’autodétermination. Autorisés par la loi fédérale à nous gouverner nous-mêmes, le peuple de la Cheyenne River a travaillé au développement d’un gouvernement fort, d’une forte économie et d’un fort système éducatif pour nos enfants et d'une solide constitution sous laquelle nous vivons.

Depuis notre début en tant que tribu Indienne fédéralement reconnue avec notre propre gouvernement, la Cheyenne River Sioux Tribe a eu plusieurs grands dirigeants qui ont cherché à faire de notre réserve un lieu agréable à vivre. Ci-après la liste de nos dirigeants qui ont été Présidents depuis 1936 :

(1936-1942) – Luke Gilbert, notre premier Président.
(1942-1946) – Samuel Charger, notre second Président.
(Grant Iron Lighting, notre troisième Président, qui a terminé ce mandat.)
(1946-1950) – Albert LeBeau Sr. notre quatrième Président.
(1950-1954) – Frank Ducheneaux, notre cinquième Président.
(1954-1958) – Frank Ducheneaux, réélu comme sixième Président.
(1958-1962) – Anthony A. Rivers, II, notre septième Président.
(Andrew lebeau notre huitième président qui a terminé ce mandat.)
(1962-1966) – Frank Ducheneaux de nouveau élu comme neuvième Président.
(1966-1970) – Frank Ducheneaux réélu comme dixième Président.
(1970-1974) – Theophile O. Traversie, notre onzième Président.
(1974-1978) – Wayne Ducheneaux, notre douzième Président.
(1978-1982) – Melvin Garreau, Sr. notre treizième Président.
Kenneth West, notre quatorzième Président, accomplit une part de ce mandat.
Lanny LaPlant, notre quinzième président, accomplit une part de ce mandat.
Robert Chasing Hawk, notre seizième président, qui a terminé ce mandat.
(1982-1986) – Morgan Garreau, notre dix-septième Président.
(1986-1990) – Wayne Ducheneaux, élu de nouveau comme dix-huitième Président.
(1990-1994) – Gregg Bourland, notre dix-neuvième Président.
(1994-actuel) – Gregg Bourland, continue en tant que 20éme Président.






DEMENAGEMENT

En 1959, l’Agence fut obligée de déménager une fois encore quand, à la suite du projet du barrage d’Oahe, le Missouri fut endigué et les eaux inondèrent l'Agence de notre communauté. Forcé de quitter les lieux et se déplacer pour la quatrième fois, notre gouvernement par un vote en majorité à "une" voix du conseil ; la communauté d’Eagle Butte a été choisie en tant que nouvel "hôte" ; du siège tribal.

Comme emplacement du site de déménagement, la décision de prendre Eagle Butte en tant que nouveau siège du gouvernement s’est avérée au cours des années être un bon choix.

NOTE DE L’AUTEUR - l’emplacement du site d'Eagle Butte n’a pas été choisi l’Agence aurait simplement été déplacée en amont de la rivière sur des terres plus hautes. Ce qui a été fait, alors qu'il devait encore y avoir une communauté de la réserve appelée simplement " l’Agence".

Depuis qu’elle reste une localisation centrale sur notre réserve, la communauté d ‘Eagle Butte a grandit et prospéré dans les années qui suivirent jusqu’à devenir notre centre à la plus grande population. Eagle Butte est maintenant le centre de notre gouvernement et le lieu d’implantation de ses bureaux et services ; le "Bureau des Affaires Indiennes" (Bureau of Indians Affairs- "BIA") ; les Services Indiens de la Santé (the Indian Health Service) ; et le système d’école du BIA qui dessert l’école principale d’Eagle Butte et surveille les opérations des Ecoles de Jour (Day School) situées dans les districts. Eagle Butte héberge également notre Département de Police tribal (Tribal Police Department), la Maison de l’Autorité tribale (Tribal Housing Authority) et l’Autorité du Téléphone (Tribal telephon Authority).

Plusieurs petites affaires privées ont fonctionné et ont aidé la communauté à croître depuis 1959 et, en tant que tribu Indienne, nous le peuple de la Cheyenne River sommes fiers de dire que notre "gouvernement" a vraiment contribué à faire de notre réserve l’une des plus importante et la plus prospère de toutes les réserves Indiennes des Etats-Unis.








GOUVERNEMENT

De 1935 à aujourd’hui, le gouvernement de la Réserve Sioux de Cheyenne River (Cheyenne River Sioux Tribe) a toujours tenté de faire augmenter le niveau de vie pour tout notre peuple.

Notre constitution est l’une des meilleures jamais adoptée par aucune des tribus Indiennes et la limite de quatre années pour les mandats de tous ses membres est peut-être l’un de nos plus grands atouts constitutionnels. Les mandats de quatre années permettent à chacun de nos élus d’avoir pleinement le temps d’acquérir les aptitudes politiques nécessaires dont ils ont besoin pour diriger "correctement" et "équitablement" notre citoyenneté.

Notre constitution par son Article V définit aussi que notre Cour Tribale (Tribal Court) a le pouvoir de juger les délits civils et petits délits se rapportant à tous les membres de notre tribu. Seulement les crimes majeurs commis sur la réserve tombent sous la juridiction du gouvernement fédéral et du Secrétariat de l’Intérieur.

Notre constitution délègue à notre législature tribale (conseil) le pouvoir d’adopter toutes les résolutions tribales sans avoir auparavant l’assentiment du Secrétariat de l’Intérieur. Notre constitution nous accorde plus d’autorité interne que la plupart des autres. Par exemple, à Rosebud, le gouvernement tribal doit en premier lieu obtenir le consentement et l’approbation du Secrétariat de l’Intérieur avant qu’il puisse adopter et faire appliquer toute résolution ou budget fiscal. Le Secrétariat désire que son bureau ait le pouvoir de refuser au Conseil de Rosebud d’adopter aucun amendement ou budget qui n’aurait pas reçu son approbation.

Un autre avantage qui ressort bien notre constitution est le pouvoir de nos propres membres tribaux. Pour la plupart, notre citoyenneté est une loi éternelle et notre constitution leur fournit l’opportunité d’obtenir une réparation politique pour tous les griefs qu’ils pourraient avoir avec la politique, la loi et l’ordre, l’éducation et le travail.

Dans les Amendements de l’Article IX, notre peuple a le droit de corriger notre constitution si cela est décidé par un simple vote majoritaire de notre population. Cependant, si le peuple décide d'apporter des amendements à la constitution de la Réserve de la Cheyenne River, cela ne s’est produit que très peu de fois, il doit obtenir l’approbation du Secrétariat de l’Intérieur avant que tout amendement puisse être "légalement" appliqué.

Notre peuple peut aussi selon cet article ajouter ou retirer des pouvoirs dans notre constitution. Fort heureusement depuis des années, notre peuple a sagement choisi de modifier notre constitution seulement trois fois, la première fois en 1966, puis en 1980 et dernièrement en 1992. La procédure de modification est très complexe, aussi cela demande du temps pour le faire. De nouveau, heureusement pour notre tribu, notre constitution est une bonne constitution et aussi ses modifications sont des choses inhabituelles.








LE PEUPLE DES QUATRE GROUPES
PEOPLE OF THE FOUR BANDS

Au travers de notre histoire en tant que tribu et réserve Indienne, le peuple des Four Bands a toujours lutté pour préserver notre culture et notre patrimoine. Avant quand le gouvernement fédéral, par le biais du bureau des Affaires Indiennes, encourageait notre peuple à abandonner nos coutumes et notre existence tribale en devant adopter les manières des blancs, nos anciens "préformés" et repoussaient d’une grande et subtile "tromperie" que nous comme descendants pouvons regarder rétroactivement en souriant avec gratitude.

Ce qui survint durant les années 1800 et 1900 jusqu’en 1968 était ceci : Comme notre peuple affrontait la perte totale et complète de notre culture et de notre spiritualité originelle, nos dirigeants et anciens durant le début de la période des réserves s’employèrent à préserver notre patrimoine en "cachant" notre savoir. Depuis que la pratique de notre religion nous était interdite et mise "hors-la-loi" par le gouvernement fédéral, nos anciens l’ont pratiqué et entretenue en secret durant deux ou trois générations. Autrement dit, nos ancêtres ont pris sur eux de garder notre culture et notre religion vivantes en n’approuvant que pour la forme les idées et manières de la société dominante ; tandis qu’ils enseignaient secrètement à leurs enfants nos croyances et nos traditions.

"Il nous a été dit par l’homme blanc, ou au moins par ceux qui sont Chrétiens, que Dieu a envoyé son fils aux hommes, pour rétablir l’ordre et la paix sur terre ; et il nous a été dit que Jésus le Christ avait été crucifié, mais qu’il devrait revenir pour le Dernier Jugement, à la fin de ce monde ou de ce cycle. Cela je le comprends et je sais que c’est vrai, mais les hommes blancs devraient savoir que pour le peuple rouge, aussi, cela était la volonté de Wakan Tanka, le Grand Esprit, qui comme animal se transforma en une personne à deux jambes dans le but d’amener la pipe la plus sacrée à Son peuple ; et il nous a aussi été dit que la White Buffalo Cow Woman (Femme Bison Blanc) qui nous a apporté notre pipe sacrée devrait apparaître encore à la fin de ce "monde", une venue que nous Indiens savons qu’elle n’est plus très loin… Nous les Indiens connaissons le Seul vrai Dieu, et … nous Le prions continuellement."

Black Elk

Bien que beaucoup de nos manières étaient perdues du fait de l’assimilation de la culture et des valeurs des blancs, il devait et doit exister une part substantielle de notre population qui refuse d’abandonner la connaissance de notre patrimoine et la richesse de notre passé culturel. Il doit être toutefois admis qu’il existe au moins une génération entière de femmes et d’hommes Lakota qui a grandit avec une petite ou aucune connaissance de nos manières. Ce sont pour la plupart les hommes et femmes qui étaient forcés de fréquenter des pensionnats et étaient gardés loin de leurs familles pendant la plus grande part de leurs années d’éducation.

Depuis notre peuple a perdu une grande part de conscience culturelle et au moins une génération entière d’enfants a été assimilée par la société dominante il doit être reconnu que la culture Lakota et le savoir de nos ancêtres sont parfois incomplets et contradictoires. Plus simplement, il n’existe plus une unique connaissance de la façon de faire des choses spécifiques comme des célébrations religieuses telles que la Sundance (Danse du Soleil) ou la Sweat-lodge (Hutte de sudation).

NOTE DE L’AUTEUR - - de toutes les cérémonies religieuses que les Lakota pratiquent (neuf) sont exactement semblables dans le sens qu’elles se ressemblent les unes les autres dans le moindre détail. Actuellement toutes nos cérémonies sont à la base similaires en contenu et en forme mais deux hommes ne conduiront jamais une cérémonie exactement de la même manière. Depuis que la connaissance de nos cérémonies a été écrite par les anthropologistes qui ont étudié, et étudient encore notre culture, un des problèmes qui en résulte est que lorsque quelqu’un "écrit" un papier ou un livre à propos de comment sont faites nos cérémonies religieuses est que les non-indiens commencent à croire qu’ils ont l’impression que ce qu'ils voient écrit est la seule véritable façon de faire ces choses et que toute différence d’avec ce qu’ils ont lu devient quelque chose qui doit être considérée incorrecte ou fausse.

Il y a des différences dans la façon dont est menée une cérémonie telle que la Sweat-lodge ou une Sundance conduite par un "medicine man". L’un peut utiliser des couleurs différentes qu’un autre ou chanter des chants différents. Il peut y avoir une différence dans le nombre des offrandes qui sont requises pour une cérémonie ainsi 12 offrandes de tabac seront faites par l’un, et peut-être 24 par un autre. Même les autels des "medicine men" sont différents et les esprits qui les assistent pour les guérisons sont aussi bien différents les uns des autres. Ce qui est important de rappeler est ceci : chacune des actions d’homme/femme spirituel suivent les indications données par leurs esprits assistants, si bien que les cérémonies sont au fond les mêmes, leur exécution et leur apparence extérieure peuvent être différentes.

Parce que beaucoup de gens de notre peuple ont dû vivre en dehors d’un mode de vie et d’une éducation traditionnel, non pas par leur faute, beaucoup vivants sur notre réserve ont dû réapprendre leur patrimoine et spiritualité originels en revenant étant déjà adultes. Ils n’avaient pas été des éduqués dans cette connaissance ni même conscients qu'il était possible de l’apprendre étant enfants.

Avec notre tiospaye - (famille étendue) brisée et replacée dans le concept de vie de la société dominante en vivant dans un noyau familial, il est assez compréhensible de pourquoi notre savoir est si ouvert à interprétation par les gens qui luttent pour le réacquérir. La tradition orale Lakota souffre dans son application quand il n'y a autour des enfants aucune source d'anciens prêts à leur en expliquer les bases fondamentales. Vivant à part ou éloignés des anciens qui peuvent expliquer aux enfants une philosophie de vie qui est une extension de la spiritualité Lakota est un obstacle que beaucoup de jeunes gens doivent surmonter s’ils veulent réapprendre leur patrimoine natal.

Néanmoins à cause de la sage et prévoyante vision de nos anciens et de nos dirigeants, notre connaissance est encore ici pour que nous l’apprenions. Les grands chefs des Four Bands sont honorés par nous maintenant parce qu’ils ont fait ce qu’ils devaient faire pour assurer notre survivance en tant que peuple. C'est finalement leurs efforts à "garder foi" avec le créateur et ne jamais abandonner leur "fierté" à être Lakota, ce qui a gardé vivants notre langage et notre spiritualité grandissants à ce jour. Nous avons envers eux et nos anciens une dette de gratitude et de respect et l’histoire de notre réserve ne signifierait rien s’ils n’étaient pas cités et connus.

Runs After the Ennemy
Kicking Bird
Sacred (Mysterious) Ghost
Two Kettle
Long Mandan
One Horn
White Swan
Swift Bird
Little Bear
Black Shield
Black Moon
White Bull
Crow Feather
Spotted Eagle
Brown Thunder
Red Tomahawk
Battling Rib Charger
No Heart
Black Spotted Horse
Four Bear
Black Eagle
Flying By
Council Bear
Hump Grass
Charging Bear
Roan Bear
Iron Scare
[/color]

[size=75][color=#999999]Ajouté après 1 minute 0 secondes:[/color][/size]

[color=#8000FF]SENSIBILISATION CULTURELLE

"Et si c'était partout.

Je ne sais plus alors comment beaucoup finirent. Quand je regarde maintenant derrière cette haute colline de mon vieil âge, je peux encore voir les femmes et les enfants étendus massacrés, entassés et dispersés tout le long du sinueux "gulch" aussi clairement que lorsque je les ai vus avec mes yeux encore jeunes. Et je peux voir qu'autre chose est mort là dans cette boue sanglante, et a été enterré par le blizzard. Le rêve d’un peuple mourrait ici. C’était un beau rêve.

Et moi, à qui une si grande vision m’a été donnée dans ma jeunesse - vous me voyez maintenant comme un vieil homme pitoyable qui n’a rien fait, car le cercle de la nation est brisé et dispersé. Il n’y a plus de centre depuis longtemps, et l’arbre marqué d’une cicatrice est mort."

Black Elk

"Le cerceau se répare"

Arvol Looking Horse

Pourquoi 1868 est choisi comme année cruciale dans notre histoire comme l’origine de la création d’une organisation politique et culturelle appelée le AMERICAN INDIAN MOVEMENT ! ! !

L’AIM est originaire d’une période de distorsion culturelle affectant les Indiens des réserves économiquement déprimés et ceux des villes (Kehoe, 1989). Ce que l’AIM réalisa dans ses premières années en tant qu'organisation consacrée à s’adresser aux problèmes des Indiens est ceci : indépendamment des organisations politiques et de ses actions, l'AIM créa et insuffla un sentiment de fierté à notre peuple à être Indien. Pour la première fois depuis des générations, les gens devenaient fiers d’être ce qu’ils étaient et d’où ils venaient.

Etre Indien était de nouveau en nous, et être blanc en était sorti. Les effets que l’AIM a eus sur notre peuple de Cheyenne River sont mieux vus quand nous regardons la façon dont les gens s’identifient à l'un ou au non-indien. Les gens n’ont pas dit longtemps – je suis un Indien. Plutôt nous entendons dire je suis Lakota ou je suis Mnikoju – je suis Itazpico – je suis Siha Sapa. Ce qui s’est produit est une affirmation de leur propre identité. Avant l’AIM, durant les années 60, et en revenant en arrière au commencement de la période des réserves ; les Lakota étaient pris entre deux mondes Indien et blanc qui n’ont jamais donné à personne conscience d’une identité "solide", "inébranlable".

En effet il existait "deux" extrêmes d’affiliation culturelle que les gens "devaient" choisir. Soit vous étiez Indien -et ainsi aurez l’expérience de la discrimination raciale, de la prison, de la pauvreté et de la privation de spiritualité culturelle, depuis que la pratique des rites religieux étaient "de force" cachée pour vous ; ou bien vous reniiez votre patrimoine et essayiez de passer pour un Euro-Américain ; quelqu’un qui devait se conformer à ce que voulait la société dominante et reniait avoir une parenté Indienne.

Mais l’American Indian Movement a aidé à changer tout cela. Les dirigeants de l’AIM conjointement avec les anciens et les dirigeants tribaux commencent à réaffirmer le besoin d’une sensibilité culturelle et d'une identité ethnocentrique en appelant à la "revitalisation" des croyances et coutumes traditionnelles.

Au travers de l’affiliation avec les dirigeants spirituels "reconnus" l’AIM légitimait leurs croyances politiques et en conséquence de l’affiliation avec les respectables chefs spirituels, leurs actions étaient regardées comme une politique "sanctionnante" - signifiant que le(s) principe(s) qu’ils instauraient étaient valables. C’était seulement la façon dont ils affrontaient physiquement les questions politiques qu’une "majorité" des dirigeants tribaux se trouvaient en désaccord.

Les dirigeants tribaux luttaient pour le(s) même(s) principe(s) que l’AIM, mais leur méthode de redressement était faite dans les systèmes de cours et par des programmes publics qui étaient établis par des résolutions du "conseil". Les batailles légales pour des problèmes comme la juridiction, la souveraineté, les droits civils, la liberté religieuse et l’éducation étaient toutes gagnées dans une cour et portaient profit à notre peuple. Même aujourd’hui, nos dirigeants tribaux continuent de lutter en cour de justice pour l’affirmation de beaucoup de ces mêmes problèmes et dans chaque cas les décisions de la cour tombent en faveur du coté "Indien" ; nos notions de souveraineté et de juridiction en sont améliorées et deviennent politiquement plus fortes.

Notre identité et notre fierté d’être ce que nous sommes est maintenant plus forte que jamais et sans le mouvement de l’AIM à la fin des années 60 et au début des années 70, alors peut-être que notre peuple aurait pu remonter ce qu’il restait de notre culture, de notre patrimoine et de notre spiritualité natale. Heureusement pour les gens de la Cheyenne River, cette spéculation est maintenant simplement, une supposition sur ce que cela aurait pu être. Parce qu’aujourd’hui dans cette ère et dans ce temps, notre peuple est plus fort et plus conscient de lui-même que depuis la venue des hommes blancs. Nous les gens de la Cheyenne River, le peuple des Four Bands, sommes fiers de notre habitat ; de nos familles ; de notre spiritualité ; de notre manière de vivre ; de notre patrimoine ; et de notre tribu.

Nous avons parcouru un long chemin depuis 1868 et les traités et promesses rompus qui nous avaient été faits par le gouvernement des Etats-Unis. Nous vivons maintenant nos vies comme membres fiers de notre tribu et chaque jour nos dirigeants, et nos anciens font ce qui est nécessaire pour assurer que notre riche passé ne soit pas oublié ou ignoré par nos jeunes.

Vivant dans une existence sociale et multi-culturelle comme une nation dans une nation, le peuple de notre réserve continue de grandir et prospérer dans de vastes et différentes manières comme le faisaient nos ancêtres. Mais la croyance en notre patrimoine et en nos voies traditionnelles, notre style de vie en ces jours et âge moderne peut et doit refléter chaque jour nos croyances traditionnelles.








CAMPS/COMMUNAUTES

La Réserve de Cheyenne River a beaucoup de repères historiques à l’intérieur de ses frontières. Les repères qui intéressent le plus les visiteurs sont les campements d’origine ou les communautés rurales que nos gens occupaient le long du Missouri avant la mise en œuvre du projet du barrage d’Oahe. Cinq des sites les plus remarquables du fleuve que nous avons perdus à la suite des inondations sont :

Charger’s Camp
Four Bear’s Camp
Swift Bird’s Camp
Medicine rock
La bourgade de LeBeau
De source sure : le "Chargers’Camp" du Chef Martin Charger, qui devint le site de l’état-major de l’Agence en 1891, a également servi de refuge pour les Dakota et Lakota qui fuyaient devant la campagne du Général Sibley en 1863 Le Chef Charger accueillait ces gens et leur donnait un logement après ils se trouvèrent eux-mêmes déplacés à cause de la guerre de Little Crow. Il y a une contradiction en ce qui concerne le site ou fut établi en premier le Charger’s Camp/Agence. Quelques sources disent que le Charger’s Camp était situé le long du Missouri en 1880 ; tandis que d’autres font allusion à ce que le Charger’s camp était déjà établi 17 ans avant 1880. Il semblerait que la date de 1863 est la plus exacte depuis qu’il a déjà été noté que le chef Charger ouvrait son campement aux réfugiés déplacés par la guerre en 1863. Cependant le Chef Charger n’aurait été âgé que de 30 ans, ce qui est jeune pour qu’un individu acquière un "chiefdomship" parmi les Lakota.

Un des camps les plus anciens de la réserve le long du Missouri dont on se souvient était le camp de Four Bear, nommé après le Chef "Joseph" Four Bear, qui était un membre de la Fool Soldier’s Band. Son camp était situé à environ 16 miles (env. 26 Km) au nord de l’Agence sur la rive ouest du Missouri. Le Chef Four Bear installa ce site en 1879. Ce qui devrait être précisé est que le Four Bear’s Camp devint plus tard la communauté de Four Bear mais ce n’était pas une communauté qui consistait en des groupes de maisons. Au contraire, la communauté de Four Bear s’étendait le long du fleuve sur presque dix miles (env. 16 Km). Les familles résidentes vivaient en haut des rives du fleuve ou en arrière le long des criques où coulait le Missouri.

Un autre campement du fleuve Missouri était le Chief Swift Bird’s Camp, un autre membre de la Fool Soldier’s Band. Son camp était situé à environ huit miles (env.13 Km) au nord de l’Agence et sous la communauté de Four Bear. Comme la communauté de Four Bear, la communauté de Swift Bird grandit vers l’extérieur du campement d’origine et se prolongeait sur près de cinq miles (env. 8 Km) le long des rives du fleuve.

Medicine Rock – c’est un site sur lequel un rocher wakan (sacré) devait être. Originellement situé sur la face sud de la colline de la rivière Little Cheyenne, le rocher lui-même fut déplacé dans la ville de Gettysburg, Sud-Dakota en 1964, à cause de l’inondation du site par le projet du barrage d’Oahe. Le rocher est une énorme pierre calcaire plate mesurant 12 x 20 pieds (env. 3,6 x 6 m.). Dessus il y a des empreintes de pieds humains et le rocher est quelque chose de sacré pour les Lakota. Shield Eagle des Oo’henumpa a donné l’interprétation Lakota des marques. Il était une fois un homme sage inspiré par le Grand Esprit qui a gravé les empreintes de pieds dans la pierre pour rappeler aux Lakota qu’ils étaient sous la protection du Grand Esprit. Il a aussi été établi que le rocher était un oracle qui, lorsque les prières correctes étaient faites, dirigerait vers les meilleurs terrains de chasse ou mènerait à la victoire. Les femmes Lakota y allaient pour prier pour la sécurité de leurs enfants.

A la partie la plus basse du rocher il y a deux dépressions qui ressemblent à ce qui est fait par un grand animal. Ceci a probablement inspiré la légende que : "Il y a longtemps quand la pierre était malléable comme les barres le long du Missouri, une fille Indienne fut poursuivie par un animal sauvage de l’autre coté du rocher, y laissant les empreintes de ses pieds nus. Dans sa fuite elle a trébuché et a appuyé sa main droite dans la boue cimenteuse. Les traces témoignent que l’animal était un ours."

Une autre légende Lakota au sujet du rocher dit : "une fois un cavalier pensait qu’il pourrait descendre de la colline en courant pour atteindre et marcher dans ces mêmes empreintes de pied. Il a dévalé la colline en courant et atteignit la première empreinte mais ne put atteindre la seconde. L’homme a glissé, est tombé et s'est tué. Il est dit que l’homme est mort parce que le rocher est sacré pour les Lakota."

La première ville de LeBeau n’était réellement rien si ce n’est un relais de poste qui fut établi par Antoine LeBeau, un français qui est arrivé sur les lieux venant de St Louis en 1875 . Le vieux LeBeau a épousé une femme Lakota ; femme des Burnt Thigh et en fin de compte a été adopté dans la Tribu Sioux de Cheyenne River en tant que membre à part entière avec les mêmes droits et privilèges dont les autres jouissaient. En 1904 la ville "Old LeBeau " a été abandonnée et "New LeBeau" fut construite trois miles (env. 5 Km) à l’est de l’ancien emplacement. Les deux villes étaient un important point de distribution pour le bétail indien. Le dépôt de train permettait aux éleveurs indiens et non-indiens d’accéder aux marchés de l’Est pour leurs bœufs. Mais en 1925 "New LeBeau" n’était plus qu’une petite ville fantôme lorsque le chemin de fer l’a abandonné pour en fin de compte tout cesser en même temps.

Il y a d’autres importantes communautés et campements partout dans notre réserve. Les camps de résidence des Mnikoju sont situés dans les communautés de Cherry Creek, Red Scaffold et Bridger à l’extrémité sud-ouest de la réserve. Deux des plus remarquables chefs Mnicoju étaient : Tatanka Ska (White Bull), l’homme qui est crédité d’avoir tué Custer, et Si Tanka (Big Foot). Le Chef Hump est également un chef notable appartenant aux Mnicoju pi, malheureusement l’auteur a été incapable d’obtenir des informations biographiques à son sujet.

Les camps de résidence des Oo’henumpa s’étendent dans les communautés d’Iron Lightning, Bear Creek, Thunder Butte et White Horse le long de la 'Moreau river'. L’actuelle communauté de White Horse tient son nom du Chef Oo’henumpa Tashunka Ska (White Horse) qui y fixa sa bande.

La communauté de Black Foot située dans la partie nord-est de la réserve a été nommée après que la bande de Siha Sapa restât autour des domaines de Black Foot et de Promise. Très peu d’informations concernant cette bande ont été portées à la connaissance de l’auteur. Il est dit que très souvent ils migraient d’arrière en avant traversant les frontières de la réserve allant dans celle de Standing Rock où ils campaient et rendaient visite à leurs parents vivants parmi les Hunkpapa.

Les communautés de Green Grass et de On the Tree étaient la résidence des Itazipco. Green Grass est peut-être l’une des communautés les mieux connues de toutes celles des Lakota actuellement trouvées aux Etats-Unis d’Amérique en 1993. Seul le site de Wounded Knee à Pine Ridge vient finalement d’obtenir un nom identique par les Indiens et les non-indiens.

A Green Grass le "centre" de notre nation se trouve dans un minuscule cadre de bois le "domicile" qui héberge la seule et unique véritable raison pour laquelle notre peuple a survécu au fil des années. Situé au sommet d’une petite colline surplombant la 'Moreau river' se trouve l’objet religieux le plus adoré et vénéré dans l’hémisphère Nord : Pte Hincala Canumpa Kin (the Buffalo Calf Pipe !).

Par le pouvoir de cette Pipe sacrée notre peuple a survécu en tant que race distinctive d’Indiens Américains Autochtones (Native American Indians) depuis des siècles. Avec cette Pipe nous guidant, nous protégeant et nous enseignant comment vivre par nous-mêmes, nous survivrons toujours.

L’actuel Gardien (Keeper) de la Pipe est M. Arvol Looking Horse, un descendant direct du premier Gardien de la Pipe Tatanka Wasla Najin (Buffalo Standing Upright). M. Looking Horse est la dix-neuvième génération à garder la Pipe et son groupe d’affiliation est Mnicoju mais Arvol se souvient qu’au commencement nous étions un seul peuple, aussi l’appartenance à un groupe est-il un sujet insignifiant concernant l’information à propos de la Pipe elle-même.








INFORMATIONS GENERALES

Selon le recensement de 1990 et les statistiques tribales d’enregistrement depuis le 13 février 1992, le total de la population Indienne résidente de Cheyenne River est de 12 218. Ce chiffre est réparti en deux catégories d’Indiens Membres et Non-membres :

Membres... 8 793

Non-membres... 3 425

Le total de l’enregistrement tribal des Lakota appartenant à la Cheyenne River Sioux Tribe est de 10 724. Ce nombre inclut les membres qui ne résident pas dans la réserve elle-même, mais qui ont leurs domiciles dans d’autres villes ou d’autres réserves des Etats-Unis. L’enregistrement dans la tribu est fonction du degré de métissage. Pour être enregistrée, une personne doit satisfaire à une proportion requise de un quart de sang Indien mêlé (voir l’amendement constitutionnel de 1992). Contrairement aux "souhaits" des non-indiens, ceux qui sont adoptés par des Indiens et qui deviennent parents de la famille ne peuvent pas postuler ni être inscrits dans la tribu.

Cependant les enfants Indiens qui ont été adoptés par des familles non-indiennes peuvent, quand ils atteignent l’âge de dix-huit ans, retourner dans la tribu et soumettre une demande d’inscription au conseil tribal s’ils sont les enfants d’un membre de la tribu et qu’ils satisfont au quotient de sang
Avatar de l’utilisateur
rexie373
Nouveau
Nouveau
 
Messages: 16
Inscription: Dim 9 Déc 2007 22:49

Publicité

Messagede crash44 » Mer 30 Jan 2008 21:39

Je n'ai pas tout lu, mais j'y reviendrais, car j'ai toujours été subjuguée par ce peuple et sa culture ! En tout cas merci rexie ! :D
Image
Avatar de l’utilisateur
crash44
Membre VIP
 
Messages: 3447
Inscription: Jeu 7 Déc 2006 08:59
Localisation: loire atlantique


Retourner vers Vos passions/sites web

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités

  • Publicité
cron